Roxane Duchesne-Roy détient un DEC en interprétation danse classique au Cégep du Vieux- Montréal de concert avec l’École supérieure de ballet contemporain. Elle danse pour la compagnie de l’École, le Jeune Ballet du Québec et fait également partie de la distribution de Casse-Noisette pour les Grands Ballets canadiens de Montréal. Roxane fait ses débuts dans le milieu professionnel en s’associant à Cas Public, dirigée par Hélène Blackburn, à l’automne 2003. Depuis, elle évolue sur les scènes nationales et internationales avec Cas Public.

Elle fait partie de plusieurs productions notamment Furies/Gamma de Estelle Clareton, D’autres ailleurs de Sylvain Poirier, Loops de Ismaël Mouaraki danse urbaine, Le baiser de Johanne Madore cie Corpuscule Danse, Interdit de s’embrasser de Georges-Nicolas Tremblay et Les Steppes de Pierre Lecours. De plus, elle est de la distribution de trois courts-métrages, Sur le fil et Boite noire des productions Mass Vidéo Film ainsi que Training Session du réalisateur Christian Lalumière. Roxane se joint également au spectacle de Danse Lhasa Danse, une production de PPS Danse et de Coup de coeur francophone. Parallèlement à son métier d’interprète, elle est très engagée dans l’enseignement de la danse. Vu sa grande passion pour la musique, elle performe aussi en tant que percussionniste-danseuse. Elle co-fonde en 2011, avec les interprètes Merryn Kritzinger et Susan Paulson, Le Broke Lab, un collectif orienté vers les micro-laboratoires de recherche et création.

Après avoir été initié dès son jeune âge au violon à Montréal et à la guitare à Paris, Frédéric poursuit ses études en musique à l’École de Musique Vincent d’Indy et l’Université du Québec à Montréal.

En tant que bassiste et contrebassiste professionnel, il a accompagné plusieurs artistes de la scène musicale en Amérique et en Europe. Il a également collaboré à quelques séries télévisées, pièces de théâtre et films à titre de comédien pour des rôles secondaires.

Depuis maintenant plus de 20 ans, Frédéric assure la direction musicale de plusieurs projets dont Danse Lhasa Danse, une productions de PPS Danse. Son entreprise 1888MUSIQUE,  se consacre à la production musicale et à la conception de spectacles.

Mexicain d’origine, Edgar Zendejas évolue à titre d’interprète et de chorégraphe depuis une vingtaine d’années. Sa passion pour la danse éclôt dans sa ville natale Mexico. Très vite, elle propulse l’interprète vers les États-Unis où il reçoit une bourse d’études de la United States International University. Edgar signe ses premiers engagements professionnels au sein de compagnies renommées à Chicago telles que Hubbard Street Dance et Giordano Jazz Dance. Au début des années quatre-vingt-dix, il intègre Les Ballets Jazz de Montréal (maintenant bjm_danse), compagnie qui lui permet de s’épanouir grâce à un répertoire varié, des tournées internationales multiples et la fréquentation de créateurs de renom (David Parons, Twyla Tharp, Ulysses Dove, Mia Michaels, Jennifer Muller, Alonzo King, James Kudelka, Rodrigo Pederneiras, Benoît Lachambre, Crystal Pite, Aszure Barton).

Les Ballets Jazz de Montréal représente également pour le chorégraphe le lieu idéal d’éclosion et de perfectionnement de sa passion pour la création. Suite au succès de sa première pièce «Breve Enlace» en 2003, le directeur artistique Louis Robitaille lui confie à titre de chorégraphe associé la commande du ballet «Besame, Besame Mucho!», qui fut acclamé par la public montréalais en août 2006. Ses créations à titre de chorégraphe indépendant raflent plusieurs prix en 2001, puis en 2003 au Festival Danse Encore à Trois-Rivières. S’ensuivent de prestigieuses invitations au Mexique et aux États-Unis qui assoient la notoriété du chorégraphe en Amérique du Nord: Jacob’s Pillow, Cedar Lake Contemporary Ballet, DanceWorks Chicago, Luna Negra Dance Theater, Northwest Professional Dance Project, Ballet de Monterrey et State Street Ballet. En 2010, Edgar remporte la «Compétition Chorégraphique Nationale» de la Hubbard Street II et en 2011, il fait partie des finalistes de «Genesis», la compétition chorégraphique du Milwaukee Ballet. Plus récemment, en 2012, il reçoit le «Outstanding Choreographer Award» lors de la compétition «Youth America Grand Prix» pour la chorégraphie la plus remarquable.

Le langage d’Edgar Zendejas séduit. Puisant aux sources colorées de sa culture mexicaine, le chorégraphe fouille également l’âme humaine avec humour et délicatesse. Sa vision d’un monde meilleur à travers la chorégraphie se concrétise en janvier 2006, date à laquelle il fonde sa compagnie ezdanza avec Julien Gagnon et Neelanthi Vadivel. En souhaitant qu’elle soit un espace de liberté voué à la recherche, la création et la diffusion, le chorégraphe est accompagné dans cette grande aventure par des interprètes internationaux de renom et un agent dévoué (Zia Artists).

Alors qu’ezdanza continue de grandir et de se développer, Edgar Zendejas peut maintenant explorer de nouvelles branches de la collaboration chorégraphique. En 2013, il signe les chorégraphies d’«Entresort», un spectacle célébrant le 25e anniversaire du cirque suisse Starlight. En novembre 2013 avait lieu la première de « Umbral », une création d’Edgar résultant d’une commande chorégraphique pour la compagnie Ballet Hispanico. La pièce a été présentée au Apollo Theater de New York.

Née à Québec, d’un père franco-manitobain et d’une mère gréco-britannique, Myriam Allard grandit dans une maison où la musique, la danse et l’ouverture à l’autre se vivent au quotidien. Sa rencontre avec le flamenco provoque un séisme : en 1998 elle quitte sa terre natale pour l’Espagne où elle réside et se forme auprès de grands maîtres durant 6 ans avant de s’installer à Paris pour 2 ans. Ses débuts professionnels se font sur les planches des traditionnels tablaos en Espagne, avant d’intégrer différentes formations en Europe, aux États-Unis, au Japon – dont la compagnie d’Israel Galvan.

Pleine de ses expériences outre-mer, elle rentre à Montréal et fonde en 2006 avec Hedi Graja La Otra Orilla – l’autre rive; un espace de parole au sein duquel ils signent des œuvres décloisonnées et poétiques : un alliage inattendu de danse, chant, musique, théâtre. Leurs créations vont à la rencontre des spectateurs au Québec et au Canada, ainsi qu’aux États-Unis, en Écosse et en Colombie, trouvant écho partout sur leur passage.

Pour Myriam Allard, le corps sait tout. Il est pluriel, et il danse. Chaque geste traduit sa quête de transcendance, chaque jeu de tension cherche la rencontre avec l’autre. S’appuyant sur sa profonde maîtrise des codes flamencos, sa danse se libère des cadres esthétiques canoniques et développe un langage à l’intérieur duquel l’instinctif côtoient tour à tour le sensible, le raffiné : et dans les profondeurs jaillissent une force latente, une tension sourde.

Myriam Allard est devenue au fil des années une référence nationale. Tour à tour chorégraphe, interprète, directrice artistique, mentor, collaboratrice, enseignante et mère de deux enfants, elle n’a de cesse de partager sa vision du monde en réfléchissant à chaque fois plus de lumière.

Natif de Rouyn-Noranda, David Rancourt est un artiste en danse établi à Montréal depuis 1999. Après une formation aux Ateliers de danse moderne de Montréal (maintenant EDCM) sa versatilité et son grand amour des formes plurielles de danse lui permettent, à titre d’interprète, de défendre une riche gamme de propositions chorégraphiques. En vingt ans, il s’est illustré dans une cinquantaine de productions, dont une trentaine de créations, parmi lesquelles on retrouve des oeuvres phares dans le parcours de certains créateurs. Pensons entres autres à bODY_rEMIX/les_vARIATIONS_gOLDBERG (2005) de Marie Chouinard, Anatomies (2006) de José Navas, La marche invisible (2010) d’Annie Gagnon, Danse Lhasa Danse (2012 recréation 2020) de Pierre-Paul Savoie ainsi que Ravages (2015) et Le cri des méduses (2018) d’Alan Lake. Tôt dans sa carrière, il fait la rencontre de Paula de Vasconcelos qui, au fil de près de 7 ans de collaboration, lui prodigue de profonds apprentissages sur le métier et la création. Il y découvre le pouvoir du dialogue, une richesse des relations humaines en création et y voit la relation étroite entre l’organisation, le travail de l’artisan et le créatif.

Permettre à ce que la danse ou le geste créateur, prenne source à l’intérieur de soi pour ensuite être partagé est une quête de sa pratique artistique. C’est en partie ce qui le stimule à suivre, depuis son arrivé en ville, les enseignements et guidances de Marie-Claude Rodrigue à travers la pratique du Qi Gong. Cette pratique millénaire s’est taillée une place précieuse dans le cheminement de l’artiste qui y trouve un endroit où évoluer humainement, physiquement, émotionnellement et spirituellement. David fait d’ailleurs partie de l’équipe d’enseignants de l’école Fragments Libres où il partage certains trésors de cette pratique à des gens de tous âges et horizons.

« À titre de créateur, j’estime que le geste sensible de l’artiste est politique.
Je tente d’incarner le changement que j’aimerais voir dans ce monde. » – David Rancourt

Soucieux et conscient d’enjeux communautaires comme la reconnaissance du statut de l’artiste (en particulier celui du danseur/se) et la nécessité de permettre à ce que nos créations puissent rencontrer leur public et se déployer sur différents territoires. Il reconnaît par contre que nos pratiques ne peuvent plus se soustraire d’enjeux de société encore plus important tels la répartition des pouvoirs et des richesses, le vivre ensemble et la protection de l’environnement.

Depuis quelques années, sa pratique évolue en occupant différentes fonctions. Alternant entre les rôles de chorégraphe, d’interprète, d’enseignant, de directeur des répétitions, d’oeil extérieur et d’assistant à la direction artistique, David affine son sens du travail d’équipe et de coordination des éléments humains, artistiques et techniques propre au développement d’un projet créatif. Ces multiples fonctions deviennent des atouts précieux dans son nouveau rôle de directeur artistique de PPS Danse. Désireux que PPS Danse continue d’être un carrefour de rencontres entre artistes, disciplines et publics, il espère que sa grande connaissance du milieu fasse de lui un directeur artistique rassembleur, capable d’ouverture, d’écoute, de prise de risque et de liberté.

Parallèlement à ce nouveau rôle, il poursuit ses activités d’interprète auprès des créateurs Ariane Boulet, Caroline Laurin Beaucage, Aurélie Pedron et Alan Lake.

Pour résumer ses aspirations et inspirations, il paraphrase une grande femme de la danse, Linda Rabin, qui lui communique et enseigne par la pratique du Continuum « qu’il ne s’agit pas ici de faire du mouvement, mais plutôt d’écouter, de se mettre au service et de laisser exprimer le mouvement que nous sommes ».