Production

Pôle, une rencontre onirique entre deux êtres exilés dans un monde imaginaire.

Tel un cri du cœur, Bagne parle du besoin immanent de liberté et d’amour.

Ombre d'un doute. Photo : Victor Pilon

Ombre d’un doute. Photo : Victor Pilon

Le répertoire chorégraphique premier de Pierre-Paul Savoie compte des pièces solos comme Tripes attisées (1987), une étude poignante centrée sur la résilience, le héros Don Quichotte de la Tache (1988) et des pièces telles le quatuor Antichambre (1987), Encre de Chine (1991) et l’opéra expérimental L’Ombre d’un doute (1992). Son style chorégraphique se traduit par une recherche d’interdisciplinarité, un penchant pour l’humour, une gestuelle acrobatique et une théâtralité assumée. Son travail s’inscrit dans un désir de démocratisation de la danse.

Projet de danse-opéra de grande envergure, L’ombre d’un doute réunit 37 participants (danseurs, comédiens et musiciens). Cette création prend racine dans l’histoire de l’art. Le créateur, Pierre-Paul Savoie, met en scène un univers à la fois baroque, absurde et moderne, inspiré par des tableaux, sculptures, photographies, vidéos, archives, musique et textes qui ont jalonné l’histoire de l’humanité.

Crédits

Conception : Bernard Lagacé et Pierre-Paul Savoie
Chorégraphie et mise en scène : Pierre-Paul Savoie
Musique originale : Ginette Bertrand
Scénographie et accessoires : Bernard Lagacé
Éclairages : Timothy Crack et Alain Lortie
Projections  : Mark Morgenstern
Costumes : Paule-Josée Meunier
Direction de la chorale : Frédéric Vogel
Interprètes : André Audet, Françoise Berd, Grégoire Dunlevy, Carole Éthier, Denis Gaudreault, Danielle Lecourtois, Michele Léger, Mathilde Monnard, Jacques Moisan, Gaétan Nadeau, Gilles Simard, Richard Sommer, Vicki Tansey
Quatuor vocal : Monique Cardinal, Mercedes Roy, Jean Ouelet, Roger Bellemare
Choeur : Dominique Banoun, Réal Blais, Lisa Carrier, France Charron, Lucie Coluccino, Michel Deschênes, Angela Di Lauro, Berthe Dionne, Kevin Dosch, Gigi D. Hébert, Jeff Hall, Henri Higgins, Kirby Hill, Claudine Lévesque, Dominica Merola, Alain Ouellette, Gilles Plante, Robert Proulx, Sylvain Roy
Projections : Mark Morgenstern
Collaboration aux textes : Marie-Michèle Cron, Michou Sylvain
Sonorisateur : Bertrand Chenier
Direction technique : Timothy Crack
Direction de production : Marie-Josée Laforce

L'Ombre d'un doute

Photo : Victor Pilon

Photo : Victor Pilon

Encre de Chine

Encre de Chine

 

Dans Encre de Chine, Pierre-Paul Savoie et Marie-Sylvie Labelle cherchent à allier l’écriture chorégraphique et l’écriture littéraire. La création prend la forme d’une correspondance échangée entre deux êtres isolés dans un même lieu. Le jeu des corps évoque et amplifie les états d’âme et d’esprit de ces deux êtres. Il met en évidence l’aller-retour entre l’émetteur et le récepteur, le présent et le passé, l’intime et le social, entre une voix et l’unisson.

Création chorégraphique : Pierre-Paul Savoie et Marie-Sylvie Labelle
Interprétation : Pierre-Paul Savoie et Marie-Sylvie Labelle
Musique : Ruychi Salamoto, David Byrne et Cong Su
Décor et costumes : André Archambault

Don Quichotte de la tache

Photo : Kristel Martin

En 1988, Pierre-Paul Savoie aborde pour la première fois une oeuvre littéraire, le Don Quichotte de Cervantès, « à la manière délicieusement délirante d’une bande dessinée » (Le Devoir).

Chevauchant théâtre et danse, oscillant entre l’extravagance de l’imaginaire et un goût inné du risque, cette pièce insolite s’appuie sur une scénographie d’objets hétéroclites : un cheval-bâton, un bouclier-roue de bicyclette, une lance trop grande et un moulin-ventilateur, pour incarner magnifiquement le Chevalier à la Triste Figure, idéaliste au grand coeur, héros dérisoire et pathétique.

Crédits

Chorégraphie : Pierre-Paul Savoie
Musique: Ginette Bertrand
Décor : Bernard Lagacé
Éclairage : Marc Parent

Cette chorégraphie, que Pierre-Paul Savoie qualifie d’oeuvre « burlesque épique », est présentée au Festival International de Nouvelle Danse en 1989.

 

© Ormsby K. Ford

Tripes attisées : danse et résilience

Œuvre fondatrice de la recherche chorégraphique de Pierre-Paul Savoie, Tripes attisées occupe une place particulière dans son parcours puisqu’il s’agit de sa toute première création, conçue en 1987 alors qu’il était encore étudiant en danse à l’Université Concordia. Solo autobiographique directement inspiré d’un épisode dramatique, la pièce évoque le désir de dire, la force vitale, la résilience, la volonté de se relever après être tombé. Tripes attisées instaure déjà un dialogue entre différentes disciplines artistiques. On y trouve en substance la dramaturgie et la théâtralité qui définiront l’écriture chorégraphique de Pierre-Paul Savoie. Un coup d’essai où le chorégraphe donne libre cours à son désir d’explorer à la fois le mouvement, le jeu et le chant.

Voici une oeuvre où sont exposées la force et la vulnérabilité d’un être engagé dans les épreuves de sa destinée.

Tripes attisées a fait partie du répertoire de la compagnie pendant plusieurs années, en complément de programme de Duodénum.

Crédits

Chorégraphie : Pierre-Paul Savoie
Musique : Ginette Bertrand
Voix : Pierre-Paul Savoie
Costume : Pierre Côté

 

Duodénum

Photo : Pierre Arsenault

Le travail et le vocabulaire artistique qu’ont élaborés Pierre-Paul Savoie et Jeff Hall constituent une signature en soi ! La collaboration qu’ils ont amorcée en 1986 conjuguent leurs talents non seulement de danseurs, mais également d’acrobates, de comédiens, de chanteurs et de musiciens. Ils forment un duo désopilant, inspiré par les duos célèbres du cinéma et la BD. Par leurs qualités athlétiques, leur charme et leur vision humaniste, ils ont su captiver et imposer une approche interdisciplinaire de la danse qui allie voix, textes, interprétations théâtrales, décors architecturaux et images innovatrices de réalité virtuelle.

Jeff Hall et Pierre-Paul Savoie incarnent dans Duodénum un duo plein de vivacité, des antihéros. Inspirés par les films d’animation, ils explorent la psyché du mâle contemporain à travers une série de mésaventures, injectant une dose de fraîcheur, d’humour et de critique sociale dans l’univers montréalais de la danse.

Transfigurés, deux hommes se retrouvent au milieu d’un suspense cocasse et casse-cou où, hantés par les héros de bandes dessinées, ils se lancent à la poursuite du mythe épique.

Le spectacle a été présenté en première dans le cadre de Moment’Homme en 1986. Grâce à leur œuvre de signature Duodénum, fruit de la collaboration entre Savoie et Hall, la compagnie amorce une tournée canadienne et reçoit une reconnaissance internationale. 

Crédits

Chorégraphie : jeff Hall et Pierre-Paul Savoie
Musique : Mireille Chamberland
Costume : Daniel Ethier
Répétitrice : Sandra Lapierre
Production : Myriade Productions Inc.

Extrait / revue de presse

« Un humour léger, servi à grandes lampées sur fond de gestuelle déglinguée… Une chorégraphie brillante et savoureuse. »
Le Devoir, janvier 1986