Don Quichotte de la Tache (1988)

Don Quichotte de la tache, oeuvre « burlesque épique ».

Don Quichotte de la tache

Photo : Kristel Martin

Le répertoire chorégraphique premier de Savoie compte des pièces solos comme Tripes attisées (1987), une étude poignante centrée sur la résilience, le héros Don Quichotte de la Tache (1988) et des pièces telles le quatuor Antichambre (1987), Encre de Chine (1991) et l’opéra expérimental L’Ombre d’un doute (1992). Son style chorégraphique se traduit par une recherche d’interdisciplinarité, un penchant pour l’humour, une gestuelle acrobatique et une théâtralité assumée. Son travail s’inscrit dans un désir de démocratisation de la danse.

En 1988, Pierre-Paul Savoie aborde pour la première fois une oeuvre littéraire, le Don Quichotte de Cervantès, « à la manière délicieusement délirante d’une bande dessinée » (Le Devoir).

Chevauchant théâtre et danse, oscillant entre l’extravagance de l’imaginaire et un goût inné du risque, cette pièce insolite s’appuie sur une scénographie d’objets hétéroclites : un cheval-bâton, un bouclier-roue de bicyclette, une lance trop grande et un moulin-ventilateur, pour incarner magnifiquement le Chevalier à la Triste Figure, idéaliste au grand coeur, héros dérisoire et pathétique.

Crédits

Chorégraphie : Pierre-Paul Savoie
Musique: Ginette Bertrand
Décor : Bernard Lagacé
Éclairage : Marc Parent

Cette chorégraphie, que Pierre-Paul Savoie qualifie d’oeuvre « burlesque épique », est présentée au Festival International de Nouvelle Danse en 1989.